A Voisins le Bretonneux (78) en 2006, Lav’Pro, un pressing qui respecte l’environnement

L'attention à l’environnement, aux conditions de travail, bref à l’écologie est à la mode. L’enseigne de pressing Lav’Pro répond à cette attente, tant du côté des consommateurs, que des professionnels.
Ouvert il y a à peine quatre mois, le pressing Lav’Pro de Florence Bellin a fière allure. Installé dans une banlieue en voie d’urbanisation, à Voisins le Bretonneux dans les Yvelines, le pressing a fait son nid dans un local entièrement neuf en même temps que les commerces environnants qui partagent la même aventure. Dans cette banlieue pavillonnaire, les habitants recherchent le calme, la verdure et ont immédiatement été séduits par ce pressing qui ne ressemble pas aux autres. Lancée par François Fuzfa, l’enseigne Lav’Pro a encore amélioré sa présentation en ajoutant quelques touches de couleur (un coquelicot sur fond blanc par contraste avec le bleu des murs). Mais le plus important tient dans le fait que ce pressing ne fait pas appel au nettoyage à sec pour nettoyer les vêtements : il n’utilise que le procédé d’aquanettoyage pour traiter tous les vêtements, y compris les plus délicats et les plus précieux, avec des résultats remarquables.
L’investissement :
Coût total de la création du magasin 124 000 euros
Apport 35 000 euros
Machines en leasing sur 7 ans
Crédit pour les travaux d’aménagement et fourniture des éléments de décor aux couleurs de Lav’Pro : 55 000 euros.
Prix moyen d’une pièce : 5 euros
Loyer 1100 euros/mois.

Créer un pressing neuf
Florence Bellin, 43 ans, n’est pas une débutante. C’est en connaissance de cause qu’elle a choisi ce procédé pour créer ce magasin. Avec des grands-parents qui tenaient un pressing, et 10 ans de travail dans un pressing 5àSec, comme responsable de magasin (jusqu’en 1998), puis être passée par la chaîne Harmony , et enfin avoir travaillé 3 ans dans un pressing traditionnel, elle avait envie de changer d’environnement.
« J’en avais assez du perchloréthylène, cela me dégoûtait de devoir racler les boues et de sentir en permanence le solvant. J’ai cherché sur internet pour me renseigner sur les autres procédés et j’ai constaté qu’on parlait de plus en plus de l’aquanettoyage. Ce procédé correspondait bien à mes idées et j’ai examiné plusieurs concepts. M. Fuzfa est venu, il m’a expliqué le concept de Lav’Pro, sans me mettre la pression. Un jour je l’ai appelé pour me créer un pressing lav’pro car, après examen des différents concepts, j’ai constaté que c’était la seule chaîne de pressing totalement écologique en France ».
Après les travaux d’aménagement du local et l’équipement en matériels, le pressing revient à 124 000 euros tout compris. L’apport personnel de Florence Bellin se monte à 35 000 euros. En contrepartie elle dispose d’un magasin spacieux, à la présentation soignée, aux couleurs harmonieuses, avec une signalétique rappelant que le pressing s’insère parfaitement dans le quartier sans produire de nuisance puisque le procédé n’utilise que de l’eau et des produits spécifiques. Fini le grattage des boues : le procédé ne réclame aucun maintenance désagréable à réaliser : pas de filtres à nettoyer, par de perchlo à transvaser.
Le matériel installé est seulement constitué d’une machine à laver de 18 kg équipée de pompes péristaltiques dosant avec précision les produits spécifiques prélevés directement dans les bidons fournis. Les paramètres de la machine ont été réglés par Dominique Stecken de Kreussler, fournisseur des produits. Pour Lav’Pro, il a optimisé l’utilisation des produits afin de minimiser les coûts d’utilisation des machines et maximiser la qualité des résultats. Un séchoir de 14 kg avec mesure de l’humidité résiduelle du linge complète l’outil aquanettoyage.
Avantage d’utiliser le procédé : plus besoin de ventilation mécanique coûteuse, de disconnecteur sur les arrivées d’eau, de masques de sécurité, de cheminée d’aération. Le pressing reste propre, l’air pur : l’environnement est sain aussi bien pour le consommateur que pour l’exploitant.
Alléger le travail de finition
Le repassage est assuré par un mannequin multifonction et une finition main Cette prestation est très rapide aujourd’hui.
L’équipement du pressing :
Local de 66 mètres carrés
1 machine à laver 18 kg donnant une capacité disponible en aquanettoyage de 8 kg
1 séchoir de 14 kg,
1 table à repasser
1 emballeuse murale
1 convoyeur 500 cases 1500
vêtements
1 caisse informatisée avec logiciel
SRL 2020
1 mannequin veste-manteau à venir.
« Pour l’instant je suis toute seule car il n’y a que quatre mois et demi que le magasin a ouvert. Jusqu’ici j’avais le temps de repasser mais je reçois beaucoup de costumes et j’ai déjà dépassé le point mort du magasin, que je situe autour de 250 euros/jour. Il me faut donc rapidement acquérir un mannequin pour alléger le travail de repassage et augmenter ma capacité de prendre en charge la finition des vêtements, sans diminuer la qualité finale de la prestation. Je traite tous les vêtements avec le procédé sauf les cuirs. Je ne rencontre aucun problème même avec les rideaux, les costumes, les cachemires, les robes de soirée (de chez Rochas par exemple) ou les manteaux de prix (un G. Rech à 1000 euros !) . J’appréhende beaucoup moins les vêtements de marque qu’avant (au perchloréthylène). Souvent avec le solvant les boutons fondaient… En aquanettoyage, quand les paramètres de la machine sont réglés par un expert, les résultats sont exceptionnels… ».
Un cycle moyen dure 20 minutes pour les vêtements, un peu plus longtemps pour les couettes. « Disposer de ces machines me permet de prendre les couettes et de les rendre sous 24 heures : les clients sont ravis. En ce qui concerne le détachage, j’en fais beaucoup moins car la plupart des taches partent à l’eau. Bref, j’en fais essentiellement après passage en machine… ».
Florence Bellin est heureuse dans son magasin et c’est l’essentiel. Pour la publicité, les clients s’en chargent et même la télévision régionale est venue pour filmer l’ouverture de ce pressing pas comme les autres…
Patrice LEFRANCOIS









